Spleen de fin de soirée juillet 30, 2007
Posted by narcissisme in mélancolie.trackback
Je déteste que ce genre de journée finisse. Vous savez, ces journées parfaites. Ces journées de ciel bleu, de soleil, d’amour et d’eau fraîche. Quand tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et qu’on aimerait que le temps se fige pour de bon. Que le reste de mon existence consiste à faire une grande promenade et lire dans mon jardin tout en mangeant des sushis par un bel après-midi d’été.
Quand la nuit tombe et que la réalité du dimanche soir revient cogner à la porte, les illusions s’envolent et la vie reprend son cours. Quel dommage!
Tous les étés depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir, j’essaie de stocker dans ma petite mémoire les plus belles journées qui le composent. Rien de bien compliqué, un baiser au clair de lune, une promenade en bateau, des amis sur le bord d’un lac, une journée passée à la mer durant les grandes vacances…
Quand le long hiver froid se pointe à l’horizon (habituellement au moment où j’attends un bus qui ne vient pas et ne donne aucun signe qu’il est sur le point d’arriver. Tout en ayant bien sûr oublié mes mitaines et mon foulard sur la table de la cuisine à côté de la tasse de café encore chaude que je n’ai pas eu le temps de finir puisque je ne voulais pas être en retard et rater ce satané bus) pour me réchauffer, je me rappelle ces quelques bribes de souvenirs heureux sagement emprisonnés dans ma tête. Souvent, ça aide à passer le temps.
Ah si seulement c’était tous les jours dimanche….
… Et que l’été était éternel
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