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Lancer son cœur et sa tête sur un mur à grande vitesse avril 5, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!, La femme de ma vie, mélancolie.
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Fais attention petit… Je sais, je sais… Oui, elle est belle quand elle dort. Je sais, je sais… Oui les courbes que prend son corps quand elle se blottit contre le tien t’envoûtent. Je sais, je sais… La façon dont son nez se retrousse quand elle te sourit réchauffe ton cœur. Je sais, je sais… Quand tu te loges au creux de ses reins, tu as l’impression d’être au sommet du monde. Je sais, je sais… Quand tu pleures dans ses bras, la tête contre son sein, son cœur, rien ne peut t’arriver. Je sais, je sais… Tu l’aimes…

 

Fais attention petit… L’amour, c’est un jeu de grandes personnes. C’est pas pour les mômes comme toi, comme elle. C’est dangereux et ça laisse des traces indélébiles sur les cœurs de grands cons comme le tien. Petit, n’oublie jamais qu’elle ne sait pas ce qu’elle veut. Même quand elle dort, même quand ton corps la sent se blottir contre toi, même quand son nez se retrousse pour te sourire, même quand tu es au creux de ses reins et même quand tu pleures dans ses bras, la tête contre son sein, son cœur. Elle ne sait pas ce qu’elle veut. Rappel-toi petit, quand elle est avec toi, elle n’est avec personne d’autre. Quand elle est avec quelqu’un d’autre, elle n’est pas avec toi. Sans toi, ton amour importe peu. Sans toi, rappelle-toi le petit, sans toi, c’est un autre qui peut se loger au creux de ses reins et qui sait, se tailler une place privilégiée au plus profond de son cœur. Même si tu l’aimes…

 

Quoi petit? Ça fait mal à lire, à écrire? Je sais, je sais… La triste vérité ce n’est jamais beau à voir.

 

C’est la vie petit. Il y a des fois où on fait mal, pour contrebalancer le tout, il y a aussi des fois où c’est quelqu’un qui nous fait mal, qui nous bousille le cœur et la tête. C’est comme ça petit. Je sais, je sais… Tu l’aimes.

 

Tout n’est pas perdu, peut-être qu’un de ces jours, par un beau matin de printemps, un matin où comme celui-ci, tu noirciras des pages de mots, elle arrivera derrière toi et t’embrassera pour vrai. Je sais, je sais… Petit, tu rêves. Il ne faut pas, surtout pas.

 

Petit, un jour tu verras, un jour tu comprendras. Tu ne sais pas aimer, tu aimes mal. Un jour, par un beau matin de printemps, un matin où comme celui-ci, tu noirciras des pages de mots, tu sentiras une présence derrière toi. En te retournant, tu réaliseras qu’il ne s’agissait que tu vent du nord chassant tes idées d’amour éternel, chassant tes peines, chassant tes espoirs. Cette journée, quand elle viendra, tu auras compris. Je sais, je sais… Tu l’aimes.    

 

Petit, tu ne peux rien y changer. Même si tu voulais qu’elle soit aveugle aux charmes des autres, savoir que tu seras le seul à partager son réveil, à brûler ses nuits, tu ne la contrôles pas. Et c’est tant mieux! Mais, petit, il faut t’en souvenir. Toujours le garder dans un coin de ta petite tête, tant qu’elle ne saura ce qu’elle désire, il est possible qu’un autre, plus chanceux que toi, partage son réveil et brûle ses nuits. Petit, petit, arrête de t’en faire avec ces mots, arrête d’y penser. Arrête d’y penser si tu l’aimes. Petit, il y a des moments, comme maintenant, où tu dois laisser le siège de conducteur et t’asseoir derrière, te laisser conduire. Je sais, je sais… Tu l’aimes. Petit, quand on aime trop, on aime mal…

 

Petit, tu arriveras bientôt à cours de papier. Petit, je vais devoir te laisser seul. Tes états d ‘âme immature de gavroche imbécile ne méritent plus que tu gaspilles des arbres pour les écrire.

 

C’est assez petit! Oui, je sais, je sais… Tu l’aimes. C’est bien ta faute, tu dois vivre avec ce poids maintenant. Toi et toi seul…     

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