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Le froid des âmes (écrit le 23 août) août 30, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!, mélancolie.
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C’est bien triste comme réalité. Et malheureusement, c’est pour ainsi dire inévitable. Ce n’est pas faute d’essayer, comme tout le monde dans la même situation, au début, on croit pouvoir agir en adulte. On croit pouvoir rester au-dessus de ce malaise inconfortable qui s’installe indubitablement entre deux personnes qui mettent un terme à leur relation amoureuse.  Tout d’un coup, l’autre qu’on a pourtant aimé plus que n’importe qui, avec qui on a partagé de grand moments de chagrin, des moments de joie intense, mais aussi les petites misères et les petit bonheurs du quotidiens que la vie parsème sur notre passage, devient plus distant qu’un voisin de pallier venant d’aménager dans un immeuble à logement d’une grande métropole anonyme.

C’est fou, ne trouvez-vous pas? Une journée vous êtes nus l’un sur l’autre et totalement abandonné au plaisir qui vous unit, confiant et le lendemain, même le plus chaud des vêtements d’hiver ne réussit pas à empêcher le froid qui s’est créer entre vous deux. La promiscuité qui existe entre deux être est trop souvent prise pour acquise. Trop souvent, on oubli que le petit confort créé et les promesses d’éternité prononcés lors de moment privilégiés ne sont rien de plus que circonstancielles.

Une professeure m’a déjà dit que tout le monde était éphémère dans la vie de tout le monde. En y réfléchissant bien, elle n’avait pas tort. Les gens changent, la vie aussi. Des chemins se croisent, d’autres se séparent. La vie nous fait rencontrer de nouvelles personnes et nous éloigne de d’autre. Parfois c’est temporaire, le temps de laisser passer un malaise, de laisser une réflexion mûrir dans son esprit, le temps d’oublier un peu. Oublier les peines partagées, les fous rires échangés, les petits moments, oublier ce qui faisait de deux personnes un nous, oublier pour mieux rebâtir un je et un tu. Distinct, séparé et loin des souvenirs qui ont détruits, qui ont ravagés, mais qui quand le temps viendra, aideront à reconstruire la personne que  je suis que tu es. Quand elle commence cette reconstruction, elle s’effectue à une vitesse phénoménale et rien ne peut l’arrêter. Même pas je, même pas tu.

Le vent du Nord (Écrit le 23 août) août 23, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!, Qui sait?.
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Petit murmure sournois qui se glisse par la fenêtre entre ouverte les nuits de fin d’été où on a oublié de fermer les volets, espérant retarder un peu l’arrivé de l’automne. Le vent du nord enchanteur promet mondes et merveilles à qui veut bien le suivre. Jamais incisif, il chuchote promesses et espoir à qui veut bien l’entendre. Se faufilant partout, il ne peut être évité. Parfois, malin, il attend avant de se pointer, sachant que sa prochaine victime l’anticipe, la sachant sur ses gardes. Patiemment, il se met en retrait, il a l’éternité devant lui, le temps joue en sa faveur. Quand nos défenses baissées, érodées par le poids des années finissent par rompre, c’est a ce moment qu’il refait son entrée, une fois de plus, dans notre vie en déroute. Il susurre une mélodie douce à l’oreille de celui l’écoutant.

 Quelques fois, il se loge au bas du dos, donne des frissons. Souffle glacial à peine perceptible, mais si commun. Quand arrive l’automne, il intensifie son emprise chez ceux n’ayant pas encore succombés. Devenant une brise qui souffle avec elle les dernières feuilles des arbres, les derniers souvenirs heureux des âmes. Il se délecte lorsqu’il nous surprend à scruter l’horizon, songeur. Nos moindres soupirs de lassitude le rapproche toujours un peu plus de son but à peine voilé. Plus l’automne avance, plus son étreinte se resserre. Il s’allie à novembre, reste présent jusque dans nos os.

Quand l’envie nous prend de tout laisser, de recommencer à neuf loin d’ci, peut importe où est ici, il sait que sa victoire est proche. Il réussit même à se faire passer comme ami, parfois comme confident. Tous ces secrets murmurés au vent, à soi-même, tous les regards envieux fait à l’horizon infini, il les connaît. Il sait ou frapper, tout en douceur, mais combien efficace. Puis vient le jour de l’abandon. Vient le jour où ne pouvant plus résister à la tentation de sauter dans un train, une voiture ou un avion avec rien de plus qu’un gros sac rempli de morceaux de vies, on abjecte laissant nos espoirs derrière nous. Des morceaux vies passées, un peu de notre présent aussi. Anxieux de les contempler un jour quand ils feront partit d’une existence oubliée, comme les autres objets enfouis dans les profondeurs de son bagage. Une lettre d’amour rédigée sur du papier défraichi par une personne depuis longtemps disparue, un chandail rappelant une première rencontre, un disque avec sa chanson préférée, quelques photos. Rien de bien grand, des bribes de qui on est, de qui on était, jadis.

Sachant qu’il a gagné, il retourne d’où il est venu. La nouvelle vie commence. Les mois, peut-être même les années passent. Le temps est redevenu calme. Pour un moment, on ne voit plus l’utilité de scruter l’horizon infini. Nos soupirs de lassitudes sont remplacés par des sourires, des rires complices et de longs baisers amoureux. Dans le fond de notre esprit, on espère ne jamais le revoir, ne jamais plus l’entendre.

Quand arrive l’automne, on s’assure de verrouiller les fenêtres, de fermer les volets. On ne murmure plus au vent, préférant garder ses pensées pour soi. En sortant, on met un pull en dessous de son manteau pour s’assurer de le garder hors de nos os. La vie continue, les années passent. À chaque automne qui arrive, chaque printemps qui revient, on se surprend qu’il n’ait pas encore tenté un retour. Puis, sans même le vouloir, on l’oubli, on s’abandonne à la vie et à ses plaisirs. À l’amour. Même le mois de novembre semble un peu moins gris.

 À un moment ou un autre, vient une journée de fin d’été particulièrement chaude et ensoleillée. La nuit venue, on oubli de fermer ses volets. Inconsciemment espérant retarder un peu l’arrivée de l’automne. Au petit matin, quand la fraicheur des premières lueurs de l’aube nous réveille en grelottant, c’est alors qu’on réalise notre erreur. C’est alors qu’on sait qu’il est déjà trop tard. À ce moment, un frisson partant du bas du dos envahit notre corps. Il est de retour, il vous connaît, il sait que vous n’avez aucunes chance.

 Par la fenêtre toujours entre ouverte les premières feuilles de l’automne ont commencés à rougir, une brise plus froide que la veille s’engouffre dans la cime des arbres les faisant danser et vous vous faites prendre à fixer l’horizon en murmurant au vent un de soupir de lassitude.

Après une pause août 23, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!.
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Je termine une période d’un peu plus de deux semaines au chalet de mes parents dans les hautes Laurentides. J’ai profité de ce temps pour me reposer, me calmer et bien sur, réfléchir. J’ai également écrit quelques trucs. Certains sont mauvais, d’autres me semble plus réussis. Dans les prochains jours je vais publier ces textes un après l’autre, pas nécessairement en ordre d’écriture. Je trouve qu’ils représentent bien le cheminement que j’ai accompli face à moi-même depuis mon retour de voyage, depuis ma rupture.

Comme j’ai dit plus tôt, certains sont franchement mauvais (un particulièrement que j’ai écris totalement bourré) mais c’est ça aussi écrire, ce n’est pas toujours bon!

août 9, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!, La femme de ma vie, mélancolie.
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Le bateau a coulé, dans les flots marins il fut emporté, incapable de résister à la dernière vague, l’ultime test.  

 

…et il a fallut que tu sèmes ton odeur dans mes draps propres une dernière fois. Ça aurait été trop facile sinon, n’est-ce-pas?

 

Qui aurait cru que naguère, nos deux corps enlacés flottants au fil de l’eau méditerranéenne ne représentaient pas une éternelle étreinte mais, les derniers balbutiements du vaisseau sur le point de sombrer.

 

Bah allez, assez de métaphores marines, la réalité m’appelle. Life doesn’t always turn out the way you thought it would and you just have to deal with it.

 

En y réfléchissant bien, le voyage, notre voyage…

 

…It was the best way to say goodbye  

 

goodbye…

Chez moi août 2, 2008

Posted by narcissisme in Carnet de voyage.
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Des sirènes de polices déchirent la nuit. Oups, la soirée car il n’est même pas vingt-deux heures. Je m’étais habitué aux soirées parisiennes ou le soleil ne se couche que vers vingt-deux heures trente. Je m’étais aussi habitué aux sons des sirènes européennes, je m’étais habitué à l’Europe ou à l’Inde. Maintenant, je dois me réhabituer à retrouver mes choses, mon chez-moi, ma ville. Cela faisait deux mois que je me promenais de ville en ville avec seule possession mon sac à dos et son contenu.

 

Comme dit la chanson : «  je reviens à Montréal, le corps tatoué de visages. »

 

Mon voyage est encore trop frais et, pour dire la vérité, je suis incapable d’en tirer une réflexion organisable en mots. Un jour ça viendra. Pas maintenant…

 

Je reviens, j’ai une otite et je suis sur antibiotiques alors pour les grandes réflexions il faudra attendre un peu. En ce moment ça ne me tente pas. Dans ma tête, je suis toujours sur la plage à Barcelone…