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Qui recommence, qui recommence, qui recommence… septembre 23, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!.
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Tout défile, tout bouge autour de moi. Les gens passent, la vie se défoule, tout change. Moi, je suis au milieu, immobile, incapable de bouger, incapable de suivre le fil. Je cours après quelque chose qui n’existe plus. Je cherche quelque chose qui n’est pas encore.

 

Le seul temps où j’ai l’impression de contrôler ma vie c’est au moment où je cours, littéralement. Sur le tapis, avec mes écouteurs qui jouent de la musique trop forte, je cours, je suis le seul. Tout autour de moi reste immobile, mais moi, je cours.

 

Finalement, je reprends le dessus, je me concentre sur mon souffle, je me concentre sur la rage qui m’habite, qui me ronge un peu plus à chaque seconde et je cours encore plus vite, pour oublier. Oublier les moments perdus, oublier la confiance que j’aurai de la difficulté à redonner à quelqu’un d’autre un jour, oublier comment j’ai eu mal, oublier comment je t’en ai voulu, oublier comment tu m’as trompé, oublier comment tu m’as détruit pour te permettre de ne pas sombrer, oublier que tu m’as menti, que tu me mens toujours. Ça fonctionne, j’oublie, jusqu’à ce que le conteur indique 5… 4… 3… 2… 1… 0… Beep… le tapis s’arrête, moi aussi. À ce moment, c’est le monde qui recommence, qui recommence, qui recommence. À ce moment, c’est mes attentes, mes peines, mes angoisses, mon incapacité à prendre le dessus qui recommence, qui recommence, qui recommencent.

 

Mon plan de vie a éclaté, je dois tout recommencer à neuf, repartir de zéro. Dans 5… 4… 3… 2… 1… 0… je prends une grande respiration, j’expire et je me relève. J’ai une vie à remettre sur pied.

 

 

Tranche de vie septembre 22, 2008

Posted by narcissisme in Avec respect je vous emmerde!.
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Un lundi après-midi quelconque dans un cours de sociologie quelconque :

 

Monsieur, dans votre perspective trouvez-vous que la sociologie va contre la nature humaine?

 

 Le gars à côté de moi a remarqué mes très subtils yeux au ciel et me dit :

 

Putain qu’il y a des gens qui posent des questions stupides des fois dans les classes.

 

Moi qui réponds du ton le plus sérieux au monde :

 

— Je suis bien d’accord. Tu sais, j’ai une solution pour éviter les questions stupides. Chaque classe devrait avoir un garde armé dans le coin et dès qu’un élève pose une question, le garde le met en joue. Ensuite, la classe vote sur la pertinence de la question. Si la classe juge la question pertinente, l’élève peut la poser, sinon, il se fait descendre. Comme c’est toujours les mêmes qui posent les questions intelligentes et les mêmes qui posent les questions stupides, très rapidement le problème serait réglé.

 

C’est à ce moment que je réalise que les quelques personnes autour de moi me dévisagent comme un si j’étais d’une autre planète…

 

… définitivement, ce n’est pas tout le monde qui est prêt à comprendre le sarcasme de mon humour et d’ici la fin de la session je suis mieux de fermer ma gueule si je ne veux pas passer pour une abomination de la nature. Dommage.

Tout y passe… septembre 22, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!.
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Ça y est, ma vie est littéralement en train de foutre le camp. J’essaie de rester positif, de me dire que ce n’est rien de plus que la transition de l’automne, mais tout déboule trop vite. Trop de devoirs, trop de travail, pas assez de sexe, mon meilleur ami qui part en France jusqu’en décembre, elle qui revient de là juste le 10 octobre et une amie fraîchement retrouvée qui s’exile en Gaspésie pour un an.

 

Moi dans tout ça? Moi je reste ici, je fais du surplace. Je cours dans tous les sens, je m’éparpille, mais je ne vais nulle part. Il cogne fort l’automne cette année.

 

Je sais, je me réhabitue, je réapprends. Tranquillement, je reconstruis les fondations de ma vie à venir. C’est un travail long, parfois douloureux, mais nécessaire.

 

Bien des choses semblent se préparer dans un futur pas si lointain alors, tout vient à point à qui sait attendre.

Par une nuit de début d’automne septembre 14, 2008

Posted by narcissisme in La femme de ma vie, mélancolie.
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Par une nuit de début d’automne, j’étais sur un balcon. Cette nuit, tu étais dans la cuisine. Cette nuit-là, j’ai eu envie de ton corps. Cette nuit-là, j’ai détesté tes paroles. Dans une ruelle, par une nuit de début d’automne, pour la toute première fois, je ne te voulais plus toi, c’est les courbes que prennent ton corps qui me manquaient. Pour la toute première fois, par une nuit de début d’automne.

 

Elle, sa beauté en est une classique. Toi, c’est comment tu te déplace, comment tu courbes tes hanches qui m’ensorcelle toujours.  

 

 

Par une nuit de début d’automne, pour la toute première fois, j’ai réalisé que c’est d’un souvenir que j’étais amoureux. J’ai réalisé que tu n’es plus, que tu n’es plus comme avant. J’ai réalisé que je ne t’aime qu’à l’imparfait. Que je ne t’aime plus au présent.

 

Par une nuit de début d’automne, je suis bien, je vis…

Dehradun-Delhi (Écrit le 19 août) septembre 6, 2008

Posted by narcissisme in Carnet de voyage.
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Le soleil vient à peine de se lever, la nuit orageuse fait place à un petit matin gris et maussade. Le voyage tire à sa fin et nos traits tirés témoignent de la fatigue qui commence à nous habiter. Dans un train comme les autres, quatre Québécois entreprennent le dernier déplacement avant de quitter ce pays qui les aura tant marqués. Dans la campagne Indienne, encore loin des bidonvilles indiquant l’arrivée prochaine à Delhi, je fais mine d’écouter de la musique en essayant tant bien que mal de me divertir. Le voyage est long et le train est, comme à l’habitude, bondé. En deuxième classe, il est évident que quatre blancs attirent l’attention et piquent la curiosité des autres passagers, tous indiens il va sans dire. Certains nous dévisagent, d’autres, plus courageux, osent venir nous parler en nous adressant parfois dans un anglais parfait, parfois dans un anglais plus que douteux. Les heures avancent et la matinée est maintenant bien engagée. La température et l’humidité augmentent sans cesse. J’ai bien hâte d’arriver à destination et renouer avec le chaos de cette étrange capitale où le désordre omniprésent règne en roi et maître. À ma droite, une petite fille m’observe attentivement depuis plus d’une heure. De temps en temps, je lui fais un sourire et elle, trop timide, détourne son regard aussitôt. Après quelques temps malgré sa gêne, ce petit rituel devient un jeu entre elle et moi. Elle me regarde, je lui souris elle détourne le regard, mais aussitôt se ravise et éclate de rire. Cela continu pour plusieurs minutes. Lorsque je juge le moment opportun, je lui demande en anglais quel est son nom. Sa mère me répond que la fillette ne parle pas beaucoup anglais comme elle n’a que quatre ans, mais elle se propose comme interprète improvisée. De fil en aiguille j’en apprends sur elle. Nous partageons des comptines qu’elle me chante en Hindi moi je lui en appends en Français. Nous sommes même capables de chanter à l’unisson la chanson anglaise  Twinkle, twinkle little star.

-Twinkle, twinkle little star, how I wonder what you are? Up above the world so high, like a diamond in the sky. Twinkle, Twinkle little star how I wonder what you are?

Elle me récite parfaitement l’alphabet en Anglais et tente sans succès de me l’apprendre en Hindi. Je fais la même chose en Français. Nous sortons tous les deux avec la conviction profonde que nos langues maternelles respectives sont complètement impossibles à prononcer.

 Nous discutons soudain de tout et de rien. Elle est une gamine allumée et joyeuse. Après avoir rencontré si souvent de la misère, des enfants sans famille, sans abris voulant de l’argent ou encore juste un peu de nourriture pour pouvoir survivre une autre journée, il me faisait un bien impossible à imaginer de rencontrer une petite fille si enjouée, si heureuse.

Quelques minutes avant l’arrivée, elle me pose une dernière question. Elle veut savoir si au Canada j’habite avec mon père et ma mère. Je lui réponds que oui. Soudain, son visage semble vieillir d’un seul coup. Après un moment de silence, elle me dit que je suis chanceux car, elle son père est mort quand elle avait deux ans et que tous les jours elle s’ennui de lui. Je sens une grande peine dans sa petite voix. Le train s’arrête, elle me fait quand même un dernier sourire en guise d’adieu, je lui retourne et la masse de personne sortant du train me la fait perdre de vue. Je quitte la gare et me dirige vers mon hôtel. Il reste trois jours avant de quitter ce pays si touchant, si humain. Dans tout ce que l’humanité peut offrir. Pour la première fois, je réalise que j’ai changé. Je réalise qu’à mon retour je ne serai plus le même.

 

Depuis quand ma vie est-elle devenue un mélodrame? septembre 6, 2008

Posted by narcissisme in Uncategorized.
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Faut remédier à ça, on prend le tout « on the lighter side! »

 

Allez, un peu de joie, c’est reparti, je suis autre chose que cynique dans la vie!

Entre deux septembre 6, 2008

Posted by narcissisme in mélancolie.
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J’ai le goût d’écrire un peu de tout et n’importe quoi.

 

C’est drôle, dans ma vie, je suis une personne extrêmement politisé, sur mon blog, rien n’y paraît. J’étudie en Sociologie, je remets et je lis des centaines de pages par semaines qui ont une opinion politique alors, peut-être que je suis tellement sollicité dans mon milieu scolaire à écrire sur ce sujet que rendu dans mon petit monde ça ne me vient pas naturellement. Qui sait?

 

Enfin, pour les prochains jours il me reste quelques textes de mon exil « au nord » à publier et je crois que je vais écrire quelques nouvelles qui ne parle pas de ma vie. Juste pour me détacher un peu et me convaincre qu’à 22 ans, je suis au delà de penser comme un ado de 15 ans pour qui la vie n’est qu’une suite de malheurs.

 

En fait, je vais pas bien, je ne vais pas mal non plus. C’est juste l’automne et l’école qui recommence, je réalise que l’été de ma vie est terminé, que mon trip Indien et Européen sont maintenant officiellement choses du passé. Petite déprime saisonnière, rien de plus. 

Ce soir septembre 6, 2008

Posted by narcissisme in La femme de ma vie, mélancolie.
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Ce soir, je marche. Ce soir, elle est loin. Ce soir, malheureusement, c’est toi qui me manques. Ce soir, je veux ton corps, je veux ton souffle dans mon cou, je veux le galbe de ton sein dans la paume de ma main. Je veux que tu respires en harmonie avec moi, je veux ta chaleur, je veux tes mains sur mon corps, ta bouche sur la mienne. Ce soir, je veux me blottir contre toi, sentir ton ventre qui se soulève à chaques respirations, je veux la liberté de te dire je t’aime, je veux tes yeux dans les miens.

Ce soir, je veux remonter le temps, revivre le temps bénit des premiers instants. Ce soir, je veux te redécouvrir, oublier que je t’ai connu. Oublier que je connais tous tes défauts, ton caractère, ta personne, oublier que je sais que jamais ça ne marchera. Revenir à cette nuit d’hiver claire comme du cristal et t’embrasser encore une fois pour la toute première.

 

Ce soir je divague, ce soir j’oublie. Ce soir, tu n’es pas là. Demain, il sera trop tard, demain j’aurai retrouvé la raison.

 

Ce soir elle est loin. Ce soir tu me manques…