L’hiver devra être nul décembre 21, 2008
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Texte pas vraiment structuré, plutôt des pensées mises sur papier sans ordre.
L’été fut très singulier, l’automne définitivement multiple, l’hiver devra être nul. Dans ma tête, les pensées se succèdent comme ce ne leurs étaient pas arrivés depuis bien longtemps. Retrouvailles avec le vertige cérébral. Étourdissements pensifs. / Une fois de plus dans ce bus, nouvelle muse, à noircir de mots ne faisant sens sur du papier brouillon trouvé au fond de mon sac. L’hiver devra être nul. / Partagé entre la maigre promiscuité si plaisante et ces allusions affûtées sur les autres d’avant
Encore une fois, retour au mélodrame. Chassez le naturel il reviendra au galop… C’est assez, L’HIVER DEVRA ÊTRE NUL!!! Fini l’envie d’avoir l’inatteignable.
Écrit plus tard, attendant une correspondance d’autobus pour rentrer chez moi :
*Il est deux heure du matin, j’écris une tasse de café infecte à la main dans un établissement d’une grande chaîne. Ça fait tellement « artiste tourmenté ».
Voici pourquoi je fais des miettes de biscuits dans mes draps au lieu de baiser décembre 20, 2008
Posted by narcissisme in Avec respect je vous emmerde!.add a comment
Je déteste plus que tout quand cela m’arrive. Quand je me retrouve butté face à mes principes. Ce soir j’ai bu un peu, ce soir j’aurais aimé une femme dans mes draps, ce soir j’aurais pu en avoir deux (séparément bien sûr), mais ce soir c’est seul que je dormirai car son visage m’est revenu et le corps d’une autre ne me tentait plus. Ce soir il fait froid tout seul dans mon lit..
Aussi triste qu’une chanson de Bob Marley jouant en plein blizzard hivernal décembre 19, 2008
Posted by narcissisme in Avec respect je vous emmerde!, C'est la vie!.1 comment so far
Sur mon épaule, au creux de mon cou, ne reste que le poids de ta douleur, de tes peines.
Par delà la mer étale, loin des contrées enneigées de l’hiver québécois, quelque part à l’intérieur de frontières hexagonales doit tranquillement se réveiller la cause de cette peine déposée sur moi, murmure tout bas à l’oreille. Inconscient de la haine qu’il m’inspire, inconscient de la jalousie que j’éprouve. Inconscient.
Le souvenir de ton souffle chaud, de ta tête qui se love, l’odeur de tes cheveux
ET…
Et voilà où j’en étais rendu lorsqu’un mauvais autobus m’a amené à un mauvais endroit. Presque deux heures de marche plus tard pour revenir où je devais être, presque deux heures sans personne d’autre que moi et la nuit.
Presque deux heures pour remettre mes idées en perspective.
Presque deux heures pour stopper le mélodrame.
Je me suis, une fois de plus, amouraché d’une donzelle inatteignable. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive et voyons les choses comme elles le sont, ce ne sera sûrement pas la dernière. Alors, la tête pleine d’idées et le cœur un peu en miette, je vais me coucher pour mieux le recoudre dès demain. Non mais ça suffit l’apitoiement.
Il existe des gens avec de vrais problèmes, ce n’est pas mon cas. Tais-toi et dors!
Je ne peux pas décembre 16, 2008
Posted by narcissisme in C'est la vie!, mélancolie.add a comment
Le vent froid m’assaille de tous les côtés, je marche vers lui, il sille dans mes oreilles et me fait frissonner de tout mon corps.
Pourquoi ce ne peut être moi?
L’inconnue n’est pas la bonne, je l’ai réalisé la dernière fois que je l’ai vue. Elle n’a pas ce qu’il faut pour me rendre heureux et je n’ai plus la force de prétendre, de faire semblant. Elle ne le sait pas encore, elle croit toujours que nous serons, mais de mon côté j’ai déjà abdiqué, je passe mon tour.
Pourquoi ce ne peut être moi?
Ma vie en ce moment est trop éclatée pour m’engager de nouveau. Je dois répondre à certaines questions sur moi-même, sur qui je suis avant de redonner ma confiance à qui que ce soit.
Pourquoi ce ne peut être moi?
De plus, le parfum si envoûtant que j’ai essayé d’ignorer ces derniers temps ne veut tout simplement pas partir, au contraire, il en reste toujours un souvenir quelque part dans mon esprit, même quand je suis avec l’inconnue.
Pourquoi ce ne peut être moi?
Je dois prendre mon temps et penser à moi. M’engager maintenant serait me mentir, serait lui mentir et je ne veux pas.
Reste qu’une question trotte toujours dans mes pensées
Pourquoi ce ne peut être moi?
Pourquoi? décembre 12, 2008
Posted by narcissisme in mélancolie.1 comment so far
Dehors l’hiver c’est installé pour de bon. Ma session est sur le point de se terminer, j’ai rencontré une fille géniale qui me plaît beaucoup et aucun grand tourment ne semble se pointer à l’horizon. J’ai tout pour être heureux maintenant et ici. Dans ce cas, pourquoi la seule chose capable de se former dans mon esprit, de s’accrocher, est ce désir incontrôlable d’un sac à dos et d’un ailleurs?
Le temps a fait son oeuvre décembre 8, 2008
Posted by narcissisme in Nouvelle.add a comment
Petite nouvelle directement dans la lignée du rat des ville, la fée des champs et de la suite (les deux sont disponibles dans mes bribes de vie passées)
Les premiers flocons de neige dansaient dans le ciel nocturne de la métropole endormie. Cette année encore, les lumières multicolores illuminant la froideur de décembre.
L’image le ramena littéralement à la même époque deux ans plus tôt. À ce moment, sa vie était à l’instar des flocons volant dans le ciel; elle s’envolait au gré du vent en s’éparpillant un peu partout. Depuis ce temps, bien de l’eau avait coulé sous les ponts et aujourd’hui, deux longues années bien remplies plus tard, il n’avait plus aussi peur de lui, peur de qui il est.
La vie et ses aléas, ses épreuves avaient forgé un caractère plus défini, plus fonceur chez lui. Ce que certains prenaient pour une désillusion, il le voyait comme une plus grande paix d’esprit, une plus grande sagesse envers sa propre personne, mais aussi envers sa compréhension du monde et des gens qui y habite.
Beaucoup de certitudes s’étaient évaporées pendant ces deux années. Des amis avaient traversé sa vie. Certains y étaient toujours, certains avaient préféré continuer leur route par une autre voie, décidant de prendre un autre chemin que le sien et d’autres, qu’il venait tout juste de découvrir, apprenaient à le connaître, à le comprendre.
Une ondine était aussi passée par là, laissant planer le spectre de la simplicité et de l’abandon mutuel dans le confort des bras qui enlacent, sans pour autant étouffer. Comme c’est, malheureusement, souvent le cas, les promesses sont restées vaines et, le temps a détruit l’amour et cicatrisé les blessures.
Une seule chose, constante et toujours présente persistait encore tel un vestige de son passé. L’amour du béton. Encore fort, presque viscéral, mais sans honte, sans gêne cette fois. Il aimait la ville, l’acier, le bruit des voitures et les rues bondées de passants les après-midi d’avril aux premiers rayons de soleil chaud annonçant le printemps naissant. Jadis, il s’en était voulu, jadis il avait détesté aimer la ville, jadis, cette fille l’avait rejeté pour cette raison. Mais cette donzelle justement, elle était retournée dans sa campagne pourrie, elle était partie. Lui, il était toujours là, présent.
Il prit une grande inspiration de façon à sentir pleinement l’air froid et humide empli d’odeurs urbaines. Les effluves si familiers et pourtant indescriptibles. Un mélange de démesure titanesque auquel on aurait ajouté une bonne dose de rêves brisés et d’âmes en peine à la recherche d’un idéal inatteignable.
Perdu dans ses pensées, il lui fallut plusieurs secondes avant de réaliser que son portable vibrait quelque part dans le fond de sa poche. Le message l’attendant venait d’une gamine fraîchement rencontrée. Bien qu’il ne savait pas trop où toute cette histoire allait mener, la môme avait pour particularité de partager la même fascination que lui pour l’acier, pourtant si froid. Cette similitude, pour l’instant, lui suffisait amplement, pour la suite, peut-être faudra-t-il attendre encore deux autres années avant de le recroiser et de savoir.
La nuit enneigée faisait tranquillement place à un petit matin gris se fondant en symbiose avec les grands édifices, contrastant la blancheur de la neige tout juste tombée.
Comme autrefois, il s’enfonça sous terre à travers une bouche de métro, mais cette fois, en regardant bien, un sourire timide et pouvait être aperçu sur ses lèvres.
Épilogue (Le long chemin menant vers l’oubli, écrit le 14 août 2008) décembre 2, 2008
Posted by narcissisme in C'est la vie!.add a comment
J’ai rédigé ce truc le dans la nuit du treize au quatorze août 2008 lors de mon exil en campagne effectué le temps de me remettre les idées en place. Pour dire la vérité, j’étais totalement bourré lors de son écriture.
J’aime bien les choses qui se terminent par le début et ce texte est le début du chemin intérieur que j’ai accompli. Partant du môme bourré pleurant encore (bien malgré lui) le départ de sa flamme, persuadé qu’il ne retrouvera jamais l’amour et se terminant par le toujours môme qui cette fois, après avoir repris ses esprits et avoir laissé bien de l’eau couler sous les ponts, se sent prêt à recommencer à neuf, à se réengager. Si le chapitre précédent de ma vie était déjà clos depuis quelque temps, je crois que maintenant je suis prêt à en commencer un nouveau. Ce texte si mal écrit et pourtant très (trop) personnel, je l’offre en épilogue.
Les effluves d’alcool se font toujours ressentir et l’odeur du feu de camp reste imprégnée dans mon chandail. Quelques jours avec un bon ami à parler de tout et de rien. Quelques jours pour t’oublier. Oublier les fous rires, oublier les pleurs, oublier qu’il y a peu de temps, quand tu avais à pleurer, à te réconforter, c’est vers mes bras que tu te tournais. Mes bras qui te serraient du mieux qu’ils le pouvaient, un peu maladroit certes, mais tout de même, présents et prêts à écouter tes moindres peines, tes moindres caprices. Ça me fait encore un sentiment étrange de penser que ce temps est désormais résolu. Il est encore plus bizarre de réaliser qu’un jour, une personne inconnue prendra sûrement la place que tu occupes encore dans mon cœur. Qu’un jour (couleur d’orange) quand je penserai à l’amour, le vrai, l’authentique, ce ne sera plus ton joli visage qui et ton sourire à faire craquer (avec ton petit nez retroussé) qui me viendra en tête.
Malgré tout l’amour que j’éprouve encore pour toi, malgré tout, je sais que je dois avancer. Que les jours d’été, heureux sur le bord de ta piscine hors terre de banlieue tranquille à ne rien faire d’autre que s’aimer paisiblement, sont pour toujours terminés. Devine quoi? La prochaine, elle habitera Montréal, je m’en fais en point d’honneur! Car une chose est sûr, plus jamais je n’aimerais au point de me déplacer à Varennes plus d’une fois par semaine, ça c’est certain, plus jamais…
Am I still mad that you threw up the towel and am I still mad that you give up long before I did?
Of course I am, of course I am… *
*Alanis Morissette, Are you still mad (adaptée)
De façon à vraiment terminer par le début, voici les premières phrases qui ont servies d’introduction au chapitre dont je termine l’épilogue : Ah cette chose appelée la vie. 24 heures après avoir décidé la laisser suivre son cours me voilà en couple. Moi heureux! (14 janvier 2007, 2h10 AM.)
Je fonce? décembre 1, 2008
Posted by narcissisme in Qui sait?.add a comment
Tout s’envole, s’égare et s’éparpille autour de moi. L’envi de sauter dans le vide, dans l’inconnu m’attire un peu plus chaque jour. Même si le retour de balancier pourrait faire très mal, même si je ne sais pas si l’inconnu est prête à mon arrivée, plus convaincu que jamais, je fonce droit vers le précipice espérant ne pas tomber une fois que j’aurai sauté.
Après mûres réflexions, je suis prêt à prendre l’échec s’il arrive. Je m’en voudrais trop de rater une pareille chance. Suffit que l’inconnu soit prête à accepter l’instant présent comme à ne pas trop s’en faire et pour le reste, je suis d’attaque pour affronter ce qui se passera. Bien ou mal.
Il me reste un dernier détail à régler (et faire abstraction d’une odeur récurrente, si douce, qui pour une raison ou une autre trouve toujours le moyen de venir se loger à des endroits où je ne m’y attendais pas) ensuite, je prends mon élan et me prépare à sauter.
Qui sait, peut-être m’envolerais-je plus haut et plus rapidement que je ne le pensais.