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L’hiver fut tout sauf nul… mars 25, 2009

Posted by narcissisme in mélancolie.
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Je me suis éloigné quelque temps, bien que j’aille définitivement ralentis ces derniers mois, je n’ai pas cessé d’écrire. Seulement, les mots sortis de mon cerveau ne collaient tout simplement ici. Pour être honnête, ils ne collent nulle part, car, je ne veux tout simplement pas les partager.

 

En décembre, je me plaignais de m’être amouraché d’une autre donzelle inatteignable, parfum indélogeable de mon esprit. Je me maudissais moi-même de ne pouvoir me détacher, sachant très bien qu’il serait impossible d’assouvir mes désirs de proximités (autant physique que psychique) avec cette demoiselle aux milles problèmes. Cela était, une fois de plus, sous-estimer la vie et ses aléas qui trouvent toujours le moyen de me surprendre au détour du chemin.

 

Longue histoire courte, j’ai passé les mois de janvier et février dans un tourbillon indéfinissable d’ignorance par apport à ma propre situation amoureuse. Une minute j’étais dans le plus heureux des couples, l’autre je ne devais pas m’attacher, la suivante je devais me faire a l’idée pour la énième fois que cet acte qui venait de se passer n’arriverait plus. Bref, vous voyez le tableau.

 

Quand le moment fatidique de la véritable séparation arriva, une seule pensée réussit à traverser mon esprit. Je me revois, devant chez elle, figé par la peine et le vent glacial, les deux yeux dans l’eau.

 

-I asked you for one thing, only one! I beg you not to fuck me up…

-Yeah, I guess screw up… I hope you will forgive me sometime… I really am sorry…

 

Depuis, tout déboule en cascade. Mes nuits sont agitées, les cernes en dessous de mes yeux témoignent de mon manque de sommeil chronique, ma session universitaire est totalement déprimante et je remets de plus en plus en question mon choix de programme. Jusqu’à ma plume qui semble perdre tout style.

 

Je ne suis pas en peine d’amour, ce n’est pas elle et l’idée de l’avoir perdue qui créer cet état, mais plutôt le fait d’avoir réalisé que depuis quelque temps, rien de ce j’entreprends n’aboutit.

 

Je n’ai qu’une idée en tête, retourner en Inde quelque temps, histoire de faire la paix avec moi même. Repartir, mon sac à dos et son contenu comme seule possession vers cet endroit indéfinissable ou la seule chose qui compte est le moment présent. Malheureusement, mes finances ne me le permettent pas…

 

Enfin, je chiale un peu, c’est vrai. Je sais que je n’ai qu’un spleen d’enfant gâté et que pour plusieurs, mes sois disant problèmes ne vaudrait même pas la peine d’être mentionnés (j’ai une pensée pour tous ces enfants mendiants que j’ai vu en Inde l’été dernier qui donnerait probablement beaucoup pour n’avoir que cela comme problèmes)

Tout de même, j’ai hâte de reprendre le dessus sur ma vie, de recommencer à avancer et avoir un but. Ça viendra…