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I don’t believe in anything anymore avril 12, 2009

Posted by narcissisme in C'est la vie!.
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En fait, cette affirmation n’est pas tout à fait exacte. Elle n’est pas tout à fait fausse non plus. Naguère, j’étais de tous les combats, de toutes les luttes. Mes convictions étaient fortes et par tous les moyens (sauf la violence) j’étais prêt à les exprimer, à les faire entendre.

Aujourd’hui, sans même comprendre pourquoi, cette flamme révolutionnaire qui m’habitait ne semble plus brûler. Je possède toujours mes convictions, mes idéaux, mais je ne sens plus le besoin de les exprimer haut et fort. Je suis désillusionné. Je doute de l’effet qu’ont ces grandes démonstrations publiques sur l’avenir de notre société.

Plus le temps passe, plus je vieilli, moins j’ai l’impression que les choses changent pour le mieux. Au contraire, la morosité, le sarcasme et tout ce qui vient avec semble avoir gagné sur tout, moi inclut. Peu importe les micro-révoltes, les politiciens mentent toujours, la star académie reste aussi populaire et un nombre record de personnes lisent encore et toujours le journal de Montréal pour s’informer.

Même les «révolutionnaires» ramollissent. Pour exprimer une opinion, une idée, aujourd’hui on clique « join cause » sur Facebook et voilà! Notre contribution est donnée, notre part est faite. Ne vous méprenez pas, je fais également partit de ce mouvement, j’écris ce truc un peu naïf, un peu idiot, je chiale, mais je l’ai déjà dit « I don’t believe in anything anymore », vous ne me verrez pas dans la rue.

Je rêve du jour où cette morosité s’envolera, de la journée où un grand projet mobilisateur, rassembleur refera surface. D’un moment où j’aurai envi de quitter la table du bar où moi et mes potes, saoulés d’alcool et bien assis refaisons le monde à grand coup de paroles, pour aller dans la rue le poing bien levé et le bras tendu. Je doute que ça arrivera de si tôt…

En attendant, je reste bien assis à écrire et je clique sur « join cause » en ouvrant mon facebook, c’est le plus que j’ai envi de faire pour ce monde pourri…

Comme dit Renaud dans la chanson je vis caché «Loin des meetings, des réunions, des manifestations de rues, j’écoute la colère qui fond sur nos dirigeants corrompus. Mais bouger mon cul, m’engager C’est pas demain que vous m’y reprendrez. Les pétitions c’est plutôt bien, Mais vous n’y verrez plus mon blase »

Aussi triste qu’une chanson de Bob Marley jouant en plein blizzard hivernal décembre 19, 2008

Posted by narcissisme in Avec respect je vous emmerde!, C'est la vie!.
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Sur mon épaule, au creux de mon cou, ne reste que le poids de ta douleur, de tes peines. 

Par delà la mer étale, loin des contrées enneigées de l’hiver québécois, quelque part à l’intérieur de frontières hexagonales doit tranquillement se réveiller la cause de cette peine déposée sur moi, murmure tout bas à l’oreille. Inconscient de la haine qu’il m’inspire, inconscient de la jalousie que j’éprouve. Inconscient. 

Le souvenir de ton souffle chaud, de ta tête qui se love, l’odeur de tes cheveux 

ET… 

Et voilà où j’en étais rendu lorsqu’un mauvais autobus m’a amené à un mauvais endroit. Presque deux heures de marche plus tard pour revenir où je devais être, presque deux heures sans personne d’autre que moi et la nuit.  

Presque deux heures pour remettre mes idées en perspective.  

Presque deux heures pour stopper le mélodrame.  

Je me suis, une fois de plus, amouraché d’une donzelle inatteignable. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive et voyons les choses comme elles le sont, ce ne sera sûrement pas la dernière. Alors, la tête pleine d’idées et le cœur un peu en miette, je vais me coucher pour mieux le recoudre dès demain. Non mais ça suffit l’apitoiement.  

Il existe des gens avec de vrais problèmes, ce n’est pas mon cas. Tais-toi et dors!

Je ne peux pas décembre 16, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!, mélancolie.
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Le vent froid m’assaille de tous les côtés, je marche vers lui, il sille dans mes oreilles et me fait frissonner de tout mon corps. 

Pourquoi ce ne peut être moi? 

L’inconnue n’est pas la bonne, je l’ai réalisé la dernière fois que je l’ai vue. Elle n’a pas ce qu’il faut pour me rendre heureux et je n’ai plus la force de prétendre, de faire semblant. Elle ne le sait pas encore, elle croit toujours que nous serons, mais de mon côté j’ai déjà abdiqué, je passe mon tour. 

Pourquoi ce ne peut être moi? 

Ma vie en ce moment est trop éclatée pour m’engager de nouveau. Je dois répondre à certaines questions sur moi-même, sur qui je suis avant de redonner ma confiance à qui que ce soit. 

Pourquoi ce ne peut être moi? 

De plus, le parfum si envoûtant que j’ai essayé d’ignorer ces derniers temps ne veut tout simplement pas partir, au contraire, il en reste toujours un souvenir quelque part dans mon esprit, même quand je suis avec l’inconnue. 

Pourquoi ce ne peut être moi? 

Je dois prendre mon temps et penser à moi. M’engager maintenant serait me mentir, serait lui mentir et je ne veux pas. 

Reste qu’une question trotte toujours dans mes pensées 

Pourquoi ce ne peut être moi?

Épilogue (Le long chemin menant vers l’oubli, écrit le 14 août 2008) décembre 2, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!.
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J’ai rédigé ce truc le dans la nuit du treize au quatorze août 2008 lors de mon exil en campagne effectué le temps de me remettre les idées en place. Pour dire la vérité, j’étais totalement bourré lors de son écriture.

 J’aime bien les choses qui se terminent par le début et ce texte est le début du chemin intérieur que j’ai accompli. Partant du môme bourré pleurant encore (bien malgré lui) le départ de sa flamme, persuadé qu’il ne retrouvera jamais l’amour et se terminant par le toujours môme qui cette fois, après avoir repris ses esprits et avoir laissé bien de l’eau couler sous les ponts, se sent prêt à recommencer à neuf, à se réengager. Si le chapitre précédent de ma vie était déjà clos depuis quelque temps, je crois que maintenant je suis prêt à  en commencer un nouveau. Ce texte si mal écrit et pourtant très (trop) personnel, je l’offre en épilogue.  

Les effluves d’alcool se font toujours ressentir et l’odeur du feu de camp reste imprégnée dans mon chandail. Quelques jours avec un bon ami à parler de tout et de rien. Quelques jours pour t’oublier. Oublier les fous rires, oublier les pleurs, oublier qu’il y a peu de temps, quand tu avais à pleurer, à te réconforter, c’est vers mes bras que tu te tournais. Mes bras qui te serraient du mieux qu’ils le pouvaient, un peu maladroit certes, mais tout de même, présents et prêts à écouter tes moindres peines, tes moindres caprices.  Ça me fait encore un sentiment étrange de penser que ce temps est désormais résolu. Il est encore plus bizarre de réaliser qu’un jour, une personne inconnue prendra sûrement la place que tu occupes encore dans mon cœur. Qu’un jour  (couleur d’orange) quand je penserai à l’amour, le vrai, l’authentique, ce ne sera plus ton joli visage qui et ton sourire à faire craquer (avec ton petit nez retroussé) qui me viendra en tête. 

Malgré tout l’amour que j’éprouve encore pour toi, malgré tout, je sais que je dois avancer. Que les jours d’été, heureux sur le bord de ta piscine hors terre de banlieue tranquille à ne rien faire d’autre que s’aimer paisiblement, sont pour toujours terminés. Devine quoi? La prochaine, elle habitera Montréal, je m’en fais en point d’honneur! Car une chose est sûr, plus jamais je n’aimerais au point de me déplacer à Varennes plus d’une fois par semaine, ça c’est certain, plus jamais…

 

Am I still mad that you threw up the towel and am I still mad that you give up long before I did?

Of course I am, of course I am… *

*Alanis Morissette, Are you still mad (adaptée)

De façon à vraiment terminer par le début, voici les premières phrases qui ont servies d’introduction au chapitre dont je termine l’épilogue : Ah cette chose appelée la vie. 24 heures après avoir décidé la laisser suivre son cours me voilà en couple. Moi heureux! (14 janvier 2007, 2h10 AM.)

De tous bords, tous côtés novembre 29, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!, mélancolie.
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Un florilège de pensées assaille mon esprit, tourbillon continu d’idées défilant sans cesse. Les rencontres fortuites, les lieux divers et les relations qui se tissent autour de mon existence contribuent à mon vague à l’âme des derniers temps.

 

L’envie d’une présence, d’un sourire complice, un éclat de rire partagé, un regard amoureux rempli de tendresse, une main qu’on prend, entrelaçant nos doigts en regardant les flocons de neige danser dans le ciel hivernal, ou, tout simplement l’envie de partager les moments du quotidien.

 

Mais…

 

La peur de se lancer, de s’abandonner corps et âme pour se fracasser en mille morceaux au premier obstacle. Peur de perdre son indépendance tant aimée, d’être captif, enchaîné et soumis aux moindres caprices de l’autre. Peur de perdre la simplicité, la légèreté de l’existence. Peur de se faire si mal, encore une fois.

 

La vie et ses aléas semble toujours trouver le moyen de nous guider vers nos choix, une fois de plus, je vais attendre et faire confiance au chemin que la mienne prendra. Maintenant, il est tard, je suis fatigué et l’inspiration ne me vient plus.

 

So bring on the future, I can handle it!

Pêle-mêle novembre 17, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!.
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C’est le début de la fin de session, le début de la fin de ma vie sociale. Hier j’ai travaillé, aujourd’hui j’ai étudié. Joie…

Voici la citation de la semaine, entendue dans un cours:

Deux gars parlent d’une fille déjà en couple qu’ils aimeraient bien coucher avec.

-Mais un chum c’est comme un meuble, ça se tasse!

Bon, quel post innutil, je sais…

Qui recommence, qui recommence, qui recommence… septembre 23, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!.
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Tout défile, tout bouge autour de moi. Les gens passent, la vie se défoule, tout change. Moi, je suis au milieu, immobile, incapable de bouger, incapable de suivre le fil. Je cours après quelque chose qui n’existe plus. Je cherche quelque chose qui n’est pas encore.

 

Le seul temps où j’ai l’impression de contrôler ma vie c’est au moment où je cours, littéralement. Sur le tapis, avec mes écouteurs qui jouent de la musique trop forte, je cours, je suis le seul. Tout autour de moi reste immobile, mais moi, je cours.

 

Finalement, je reprends le dessus, je me concentre sur mon souffle, je me concentre sur la rage qui m’habite, qui me ronge un peu plus à chaque seconde et je cours encore plus vite, pour oublier. Oublier les moments perdus, oublier la confiance que j’aurai de la difficulté à redonner à quelqu’un d’autre un jour, oublier comment j’ai eu mal, oublier comment je t’en ai voulu, oublier comment tu m’as trompé, oublier comment tu m’as détruit pour te permettre de ne pas sombrer, oublier que tu m’as menti, que tu me mens toujours. Ça fonctionne, j’oublie, jusqu’à ce que le conteur indique 5… 4… 3… 2… 1… 0… Beep… le tapis s’arrête, moi aussi. À ce moment, c’est le monde qui recommence, qui recommence, qui recommence. À ce moment, c’est mes attentes, mes peines, mes angoisses, mon incapacité à prendre le dessus qui recommence, qui recommence, qui recommencent.

 

Mon plan de vie a éclaté, je dois tout recommencer à neuf, repartir de zéro. Dans 5… 4… 3… 2… 1… 0… je prends une grande respiration, j’expire et je me relève. J’ai une vie à remettre sur pied.

 

 

Tout y passe… septembre 22, 2008

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Ça y est, ma vie est littéralement en train de foutre le camp. J’essaie de rester positif, de me dire que ce n’est rien de plus que la transition de l’automne, mais tout déboule trop vite. Trop de devoirs, trop de travail, pas assez de sexe, mon meilleur ami qui part en France jusqu’en décembre, elle qui revient de là juste le 10 octobre et une amie fraîchement retrouvée qui s’exile en Gaspésie pour un an.

 

Moi dans tout ça? Moi je reste ici, je fais du surplace. Je cours dans tous les sens, je m’éparpille, mais je ne vais nulle part. Il cogne fort l’automne cette année.

 

Je sais, je me réhabitue, je réapprends. Tranquillement, je reconstruis les fondations de ma vie à venir. C’est un travail long, parfois douloureux, mais nécessaire.

 

Bien des choses semblent se préparer dans un futur pas si lointain alors, tout vient à point à qui sait attendre.

Le froid des âmes (écrit le 23 août) août 30, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!, mélancolie.
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C’est bien triste comme réalité. Et malheureusement, c’est pour ainsi dire inévitable. Ce n’est pas faute d’essayer, comme tout le monde dans la même situation, au début, on croit pouvoir agir en adulte. On croit pouvoir rester au-dessus de ce malaise inconfortable qui s’installe indubitablement entre deux personnes qui mettent un terme à leur relation amoureuse.  Tout d’un coup, l’autre qu’on a pourtant aimé plus que n’importe qui, avec qui on a partagé de grand moments de chagrin, des moments de joie intense, mais aussi les petites misères et les petit bonheurs du quotidiens que la vie parsème sur notre passage, devient plus distant qu’un voisin de pallier venant d’aménager dans un immeuble à logement d’une grande métropole anonyme.

C’est fou, ne trouvez-vous pas? Une journée vous êtes nus l’un sur l’autre et totalement abandonné au plaisir qui vous unit, confiant et le lendemain, même le plus chaud des vêtements d’hiver ne réussit pas à empêcher le froid qui s’est créer entre vous deux. La promiscuité qui existe entre deux être est trop souvent prise pour acquise. Trop souvent, on oubli que le petit confort créé et les promesses d’éternité prononcés lors de moment privilégiés ne sont rien de plus que circonstancielles.

Une professeure m’a déjà dit que tout le monde était éphémère dans la vie de tout le monde. En y réfléchissant bien, elle n’avait pas tort. Les gens changent, la vie aussi. Des chemins se croisent, d’autres se séparent. La vie nous fait rencontrer de nouvelles personnes et nous éloigne de d’autre. Parfois c’est temporaire, le temps de laisser passer un malaise, de laisser une réflexion mûrir dans son esprit, le temps d’oublier un peu. Oublier les peines partagées, les fous rires échangés, les petits moments, oublier ce qui faisait de deux personnes un nous, oublier pour mieux rebâtir un je et un tu. Distinct, séparé et loin des souvenirs qui ont détruits, qui ont ravagés, mais qui quand le temps viendra, aideront à reconstruire la personne que  je suis que tu es. Quand elle commence cette reconstruction, elle s’effectue à une vitesse phénoménale et rien ne peut l’arrêter. Même pas je, même pas tu.

Le vent du Nord (Écrit le 23 août) août 23, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!, Qui sait?.
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Petit murmure sournois qui se glisse par la fenêtre entre ouverte les nuits de fin d’été où on a oublié de fermer les volets, espérant retarder un peu l’arrivé de l’automne. Le vent du nord enchanteur promet mondes et merveilles à qui veut bien le suivre. Jamais incisif, il chuchote promesses et espoir à qui veut bien l’entendre. Se faufilant partout, il ne peut être évité. Parfois, malin, il attend avant de se pointer, sachant que sa prochaine victime l’anticipe, la sachant sur ses gardes. Patiemment, il se met en retrait, il a l’éternité devant lui, le temps joue en sa faveur. Quand nos défenses baissées, érodées par le poids des années finissent par rompre, c’est a ce moment qu’il refait son entrée, une fois de plus, dans notre vie en déroute. Il susurre une mélodie douce à l’oreille de celui l’écoutant.

 Quelques fois, il se loge au bas du dos, donne des frissons. Souffle glacial à peine perceptible, mais si commun. Quand arrive l’automne, il intensifie son emprise chez ceux n’ayant pas encore succombés. Devenant une brise qui souffle avec elle les dernières feuilles des arbres, les derniers souvenirs heureux des âmes. Il se délecte lorsqu’il nous surprend à scruter l’horizon, songeur. Nos moindres soupirs de lassitude le rapproche toujours un peu plus de son but à peine voilé. Plus l’automne avance, plus son étreinte se resserre. Il s’allie à novembre, reste présent jusque dans nos os.

Quand l’envie nous prend de tout laisser, de recommencer à neuf loin d’ci, peut importe où est ici, il sait que sa victoire est proche. Il réussit même à se faire passer comme ami, parfois comme confident. Tous ces secrets murmurés au vent, à soi-même, tous les regards envieux fait à l’horizon infini, il les connaît. Il sait ou frapper, tout en douceur, mais combien efficace. Puis vient le jour de l’abandon. Vient le jour où ne pouvant plus résister à la tentation de sauter dans un train, une voiture ou un avion avec rien de plus qu’un gros sac rempli de morceaux de vies, on abjecte laissant nos espoirs derrière nous. Des morceaux vies passées, un peu de notre présent aussi. Anxieux de les contempler un jour quand ils feront partit d’une existence oubliée, comme les autres objets enfouis dans les profondeurs de son bagage. Une lettre d’amour rédigée sur du papier défraichi par une personne depuis longtemps disparue, un chandail rappelant une première rencontre, un disque avec sa chanson préférée, quelques photos. Rien de bien grand, des bribes de qui on est, de qui on était, jadis.

Sachant qu’il a gagné, il retourne d’où il est venu. La nouvelle vie commence. Les mois, peut-être même les années passent. Le temps est redevenu calme. Pour un moment, on ne voit plus l’utilité de scruter l’horizon infini. Nos soupirs de lassitudes sont remplacés par des sourires, des rires complices et de longs baisers amoureux. Dans le fond de notre esprit, on espère ne jamais le revoir, ne jamais plus l’entendre.

Quand arrive l’automne, on s’assure de verrouiller les fenêtres, de fermer les volets. On ne murmure plus au vent, préférant garder ses pensées pour soi. En sortant, on met un pull en dessous de son manteau pour s’assurer de le garder hors de nos os. La vie continue, les années passent. À chaque automne qui arrive, chaque printemps qui revient, on se surprend qu’il n’ait pas encore tenté un retour. Puis, sans même le vouloir, on l’oubli, on s’abandonne à la vie et à ses plaisirs. À l’amour. Même le mois de novembre semble un peu moins gris.

 À un moment ou un autre, vient une journée de fin d’été particulièrement chaude et ensoleillée. La nuit venue, on oubli de fermer ses volets. Inconsciemment espérant retarder un peu l’arrivée de l’automne. Au petit matin, quand la fraicheur des premières lueurs de l’aube nous réveille en grelottant, c’est alors qu’on réalise notre erreur. C’est alors qu’on sait qu’il est déjà trop tard. À ce moment, un frisson partant du bas du dos envahit notre corps. Il est de retour, il vous connaît, il sait que vous n’avez aucunes chance.

 Par la fenêtre toujours entre ouverte les premières feuilles de l’automne ont commencés à rougir, une brise plus froide que la veille s’engouffre dans la cime des arbres les faisant danser et vous vous faites prendre à fixer l’horizon en murmurant au vent un de soupir de lassitude.