Par la fenêtre un jour de pluie. juin 9, 2009
Posted by narcissisme in mélancolie.add a comment
J’aime la ville les jours de pluie, l’ambiance qui y règne, le bruit de l’eau ruisselant dans les caniveaux, le ciel qui aborde la même couleur que le béton mouillé des trottoirs. J’aime le bruit des automobiles fonçant en trombe sur la chaussée détrempée. J’aime la ville les jours de pluie.
Par ma fenêtre, je regarde les passants sous leur grand parapluie courir à la recherche d’un meilleur abri. Je regarde les amoureux, naïfs, s’embrasser passionnément pendant que tout autour le tonnerre gronde. Persuadés qu’aucun élément de la nature ne pourra venir à bout de leur amour. Pas même le temps, pas même le vent du nord. Par ma fenêtre, je regarde tout simplement les gouttes d’eau tomber dans les marres sur le pavé, créant dans l’eau naguère stagnante une onde de choc répétée aussi longtemps que la pluie tombera du ciel.
Je pense à ces journées d’automnes qui arriveront avant même d’avoir réalisé que les lilas printaniers auront fanés. Je pense à mon futur, à mon passé. Je pense aux décisions que j’ai prises, à celle que vais prendre. Je pense à cet avion qui, il y a un an déjà, m’a amené à l’autre bout de la terre vers des paysages encore inconnus, des endroits à découvrir et des gens à rencontrer. Je pense qu’un an auparavant, c’est à des lieux d’ici que je regardais la pluie tomber. Encore quelque fois, malgré moi, je pense à cette femme maintenant inconnue qui me fut jadis si familière. Je pense aux instants de vie partagés avec elle et, le temps d’un cours instant, mes pensées vagabondes, se divisent en différents scénarios, en plusieurs « que serait-il arrivé si… »
Et puis, la pluie s’arrête, mais le ciel reste gris. Je quitte ma fenêtre et retourne vivre dans cette réalité, dans ce présent si ennuyeux.
L’hiver fut tout sauf nul… mars 25, 2009
Posted by narcissisme in mélancolie.1 comment so far
Je me suis éloigné quelque temps, bien que j’aille définitivement ralentis ces derniers mois, je n’ai pas cessé d’écrire. Seulement, les mots sortis de mon cerveau ne collaient tout simplement ici. Pour être honnête, ils ne collent nulle part, car, je ne veux tout simplement pas les partager.
En décembre, je me plaignais de m’être amouraché d’une autre donzelle inatteignable, parfum indélogeable de mon esprit. Je me maudissais moi-même de ne pouvoir me détacher, sachant très bien qu’il serait impossible d’assouvir mes désirs de proximités (autant physique que psychique) avec cette demoiselle aux milles problèmes. Cela était, une fois de plus, sous-estimer la vie et ses aléas qui trouvent toujours le moyen de me surprendre au détour du chemin.
Longue histoire courte, j’ai passé les mois de janvier et février dans un tourbillon indéfinissable d’ignorance par apport à ma propre situation amoureuse. Une minute j’étais dans le plus heureux des couples, l’autre je ne devais pas m’attacher, la suivante je devais me faire a l’idée pour la énième fois que cet acte qui venait de se passer n’arriverait plus. Bref, vous voyez le tableau.
Quand le moment fatidique de la véritable séparation arriva, une seule pensée réussit à traverser mon esprit. Je me revois, devant chez elle, figé par la peine et le vent glacial, les deux yeux dans l’eau.
-I asked you for one thing, only one! I beg you not to fuck me up…
-Yeah, I guess screw up… I hope you will forgive me sometime… I really am sorry…
Depuis, tout déboule en cascade. Mes nuits sont agitées, les cernes en dessous de mes yeux témoignent de mon manque de sommeil chronique, ma session universitaire est totalement déprimante et je remets de plus en plus en question mon choix de programme. Jusqu’à ma plume qui semble perdre tout style.
Je ne suis pas en peine d’amour, ce n’est pas elle et l’idée de l’avoir perdue qui créer cet état, mais plutôt le fait d’avoir réalisé que depuis quelque temps, rien de ce j’entreprends n’aboutit.
Je n’ai qu’une idée en tête, retourner en Inde quelque temps, histoire de faire la paix avec moi même. Repartir, mon sac à dos et son contenu comme seule possession vers cet endroit indéfinissable ou la seule chose qui compte est le moment présent. Malheureusement, mes finances ne me le permettent pas…
Enfin, je chiale un peu, c’est vrai. Je sais que je n’ai qu’un spleen d’enfant gâté et que pour plusieurs, mes sois disant problèmes ne vaudrait même pas la peine d’être mentionnés (j’ai une pensée pour tous ces enfants mendiants que j’ai vu en Inde l’été dernier qui donnerait probablement beaucoup pour n’avoir que cela comme problèmes)
Tout de même, j’ai hâte de reprendre le dessus sur ma vie, de recommencer à avancer et avoir un but. Ça viendra…
L’hiver devra être nul décembre 21, 2008
Posted by narcissisme in mélancolie.add a comment
Texte pas vraiment structuré, plutôt des pensées mises sur papier sans ordre.
L’été fut très singulier, l’automne définitivement multiple, l’hiver devra être nul. Dans ma tête, les pensées se succèdent comme ce ne leurs étaient pas arrivés depuis bien longtemps. Retrouvailles avec le vertige cérébral. Étourdissements pensifs. / Une fois de plus dans ce bus, nouvelle muse, à noircir de mots ne faisant sens sur du papier brouillon trouvé au fond de mon sac. L’hiver devra être nul. / Partagé entre la maigre promiscuité si plaisante et ces allusions affûtées sur les autres d’avant
Encore une fois, retour au mélodrame. Chassez le naturel il reviendra au galop… C’est assez, L’HIVER DEVRA ÊTRE NUL!!! Fini l’envie d’avoir l’inatteignable.
Écrit plus tard, attendant une correspondance d’autobus pour rentrer chez moi :
*Il est deux heure du matin, j’écris une tasse de café infecte à la main dans un établissement d’une grande chaîne. Ça fait tellement « artiste tourmenté ».
Je ne peux pas décembre 16, 2008
Posted by narcissisme in C'est la vie!, mélancolie.add a comment
Le vent froid m’assaille de tous les côtés, je marche vers lui, il sille dans mes oreilles et me fait frissonner de tout mon corps.
Pourquoi ce ne peut être moi?
L’inconnue n’est pas la bonne, je l’ai réalisé la dernière fois que je l’ai vue. Elle n’a pas ce qu’il faut pour me rendre heureux et je n’ai plus la force de prétendre, de faire semblant. Elle ne le sait pas encore, elle croit toujours que nous serons, mais de mon côté j’ai déjà abdiqué, je passe mon tour.
Pourquoi ce ne peut être moi?
Ma vie en ce moment est trop éclatée pour m’engager de nouveau. Je dois répondre à certaines questions sur moi-même, sur qui je suis avant de redonner ma confiance à qui que ce soit.
Pourquoi ce ne peut être moi?
De plus, le parfum si envoûtant que j’ai essayé d’ignorer ces derniers temps ne veut tout simplement pas partir, au contraire, il en reste toujours un souvenir quelque part dans mon esprit, même quand je suis avec l’inconnue.
Pourquoi ce ne peut être moi?
Je dois prendre mon temps et penser à moi. M’engager maintenant serait me mentir, serait lui mentir et je ne veux pas.
Reste qu’une question trotte toujours dans mes pensées
Pourquoi ce ne peut être moi?
Pourquoi? décembre 12, 2008
Posted by narcissisme in mélancolie.1 comment so far
Dehors l’hiver c’est installé pour de bon. Ma session est sur le point de se terminer, j’ai rencontré une fille géniale qui me plaît beaucoup et aucun grand tourment ne semble se pointer à l’horizon. J’ai tout pour être heureux maintenant et ici. Dans ce cas, pourquoi la seule chose capable de se former dans mon esprit, de s’accrocher, est ce désir incontrôlable d’un sac à dos et d’un ailleurs?
De tous bords, tous côtés novembre 29, 2008
Posted by narcissisme in C'est la vie!, mélancolie.add a comment
Un florilège de pensées assaille mon esprit, tourbillon continu d’idées défilant sans cesse. Les rencontres fortuites, les lieux divers et les relations qui se tissent autour de mon existence contribuent à mon vague à l’âme des derniers temps.
L’envie d’une présence, d’un sourire complice, un éclat de rire partagé, un regard amoureux rempli de tendresse, une main qu’on prend, entrelaçant nos doigts en regardant les flocons de neige danser dans le ciel hivernal, ou, tout simplement l’envie de partager les moments du quotidien.
Mais…
La peur de se lancer, de s’abandonner corps et âme pour se fracasser en mille morceaux au premier obstacle. Peur de perdre son indépendance tant aimée, d’être captif, enchaîné et soumis aux moindres caprices de l’autre. Peur de perdre la simplicité, la légèreté de l’existence. Peur de se faire si mal, encore une fois.
La vie et ses aléas semble toujours trouver le moyen de nous guider vers nos choix, une fois de plus, je vais attendre et faire confiance au chemin que la mienne prendra. Maintenant, il est tard, je suis fatigué et l’inspiration ne me vient plus.
So bring on the future, I can handle it!
Par une nuit de début d’automne septembre 14, 2008
Posted by narcissisme in La femme de ma vie, mélancolie.add a comment
Par une nuit de début d’automne, j’étais sur un balcon. Cette nuit, tu étais dans la cuisine. Cette nuit-là, j’ai eu envie de ton corps. Cette nuit-là, j’ai détesté tes paroles. Dans une ruelle, par une nuit de début d’automne, pour la toute première fois, je ne te voulais plus toi, c’est les courbes que prennent ton corps qui me manquaient. Pour la toute première fois, par une nuit de début d’automne.
Elle, sa beauté en est une classique. Toi, c’est comment tu te déplace, comment tu courbes tes hanches qui m’ensorcelle toujours.
Par une nuit de début d’automne, pour la toute première fois, j’ai réalisé que c’est d’un souvenir que j’étais amoureux. J’ai réalisé que tu n’es plus, que tu n’es plus comme avant. J’ai réalisé que je ne t’aime qu’à l’imparfait. Que je ne t’aime plus au présent.
Par une nuit de début d’automne, je suis bien, je vis…
Entre deux septembre 6, 2008
Posted by narcissisme in mélancolie.add a comment
J’ai le goût d’écrire un peu de tout et n’importe quoi.
C’est drôle, dans ma vie, je suis une personne extrêmement politisé, sur mon blog, rien n’y paraît. J’étudie en Sociologie, je remets et je lis des centaines de pages par semaines qui ont une opinion politique alors, peut-être que je suis tellement sollicité dans mon milieu scolaire à écrire sur ce sujet que rendu dans mon petit monde ça ne me vient pas naturellement. Qui sait?
Enfin, pour les prochains jours il me reste quelques textes de mon exil « au nord » à publier et je crois que je vais écrire quelques nouvelles qui ne parle pas de ma vie. Juste pour me détacher un peu et me convaincre qu’à 22 ans, je suis au delà de penser comme un ado de 15 ans pour qui la vie n’est qu’une suite de malheurs.
En fait, je vais pas bien, je ne vais pas mal non plus. C’est juste l’automne et l’école qui recommence, je réalise que l’été de ma vie est terminé, que mon trip Indien et Européen sont maintenant officiellement choses du passé. Petite déprime saisonnière, rien de plus.
Ce soir septembre 6, 2008
Posted by narcissisme in La femme de ma vie, mélancolie.add a comment
Ce soir, je marche. Ce soir, elle est loin. Ce soir, malheureusement, c’est toi qui me manques. Ce soir, je veux ton corps, je veux ton souffle dans mon cou, je veux le galbe de ton sein dans la paume de ma main. Je veux que tu respires en harmonie avec moi, je veux ta chaleur, je veux tes mains sur mon corps, ta bouche sur la mienne. Ce soir, je veux me blottir contre toi, sentir ton ventre qui se soulève à chaques respirations, je veux la liberté de te dire je t’aime, je veux tes yeux dans les miens.
Ce soir, je veux remonter le temps, revivre le temps bénit des premiers instants. Ce soir, je veux te redécouvrir, oublier que je t’ai connu. Oublier que je connais tous tes défauts, ton caractère, ta personne, oublier que je sais que jamais ça ne marchera. Revenir à cette nuit d’hiver claire comme du cristal et t’embrasser encore une fois pour la toute première.
Ce soir je divague, ce soir j’oublie. Ce soir, tu n’es pas là. Demain, il sera trop tard, demain j’aurai retrouvé la raison.
Ce soir elle est loin. Ce soir tu me manques…
Le froid des âmes (écrit le 23 août) août 30, 2008
Posted by narcissisme in C'est la vie!, mélancolie.add a comment
C’est bien triste comme réalité. Et malheureusement, c’est pour ainsi dire inévitable. Ce n’est pas faute d’essayer, comme tout le monde dans la même situation, au début, on croit pouvoir agir en adulte. On croit pouvoir rester au-dessus de ce malaise inconfortable qui s’installe indubitablement entre deux personnes qui mettent un terme à leur relation amoureuse. Tout d’un coup, l’autre qu’on a pourtant aimé plus que n’importe qui, avec qui on a partagé de grand moments de chagrin, des moments de joie intense, mais aussi les petites misères et les petit bonheurs du quotidiens que la vie parsème sur notre passage, devient plus distant qu’un voisin de pallier venant d’aménager dans un immeuble à logement d’une grande métropole anonyme.
C’est fou, ne trouvez-vous pas? Une journée vous êtes nus l’un sur l’autre et totalement abandonné au plaisir qui vous unit, confiant et le lendemain, même le plus chaud des vêtements d’hiver ne réussit pas à empêcher le froid qui s’est créer entre vous deux. La promiscuité qui existe entre deux être est trop souvent prise pour acquise. Trop souvent, on oubli que le petit confort créé et les promesses d’éternité prononcés lors de moment privilégiés ne sont rien de plus que circonstancielles.
Une professeure m’a déjà dit que tout le monde était éphémère dans la vie de tout le monde. En y réfléchissant bien, elle n’avait pas tort. Les gens changent, la vie aussi. Des chemins se croisent, d’autres se séparent. La vie nous fait rencontrer de nouvelles personnes et nous éloigne de d’autre. Parfois c’est temporaire, le temps de laisser passer un malaise, de laisser une réflexion mûrir dans son esprit, le temps d’oublier un peu. Oublier les peines partagées, les fous rires échangés, les petits moments, oublier ce qui faisait de deux personnes un nous, oublier pour mieux rebâtir un je et un tu. Distinct, séparé et loin des souvenirs qui ont détruits, qui ont ravagés, mais qui quand le temps viendra, aideront à reconstruire la personne que je suis que tu es. Quand elle commence cette reconstruction, elle s’effectue à une vitesse phénoménale et rien ne peut l’arrêter. Même pas je, même pas tu.