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Épilogue (Le long chemin menant vers l’oubli, écrit le 14 août 2008) décembre 2, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!.
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J’ai rédigé ce truc le dans la nuit du treize au quatorze août 2008 lors de mon exil en campagne effectué le temps de me remettre les idées en place. Pour dire la vérité, j’étais totalement bourré lors de son écriture.

 J’aime bien les choses qui se terminent par le début et ce texte est le début du chemin intérieur que j’ai accompli. Partant du môme bourré pleurant encore (bien malgré lui) le départ de sa flamme, persuadé qu’il ne retrouvera jamais l’amour et se terminant par le toujours môme qui cette fois, après avoir repris ses esprits et avoir laissé bien de l’eau couler sous les ponts, se sent prêt à recommencer à neuf, à se réengager. Si le chapitre précédent de ma vie était déjà clos depuis quelque temps, je crois que maintenant je suis prêt à  en commencer un nouveau. Ce texte si mal écrit et pourtant très (trop) personnel, je l’offre en épilogue.  

Les effluves d’alcool se font toujours ressentir et l’odeur du feu de camp reste imprégnée dans mon chandail. Quelques jours avec un bon ami à parler de tout et de rien. Quelques jours pour t’oublier. Oublier les fous rires, oublier les pleurs, oublier qu’il y a peu de temps, quand tu avais à pleurer, à te réconforter, c’est vers mes bras que tu te tournais. Mes bras qui te serraient du mieux qu’ils le pouvaient, un peu maladroit certes, mais tout de même, présents et prêts à écouter tes moindres peines, tes moindres caprices.  Ça me fait encore un sentiment étrange de penser que ce temps est désormais résolu. Il est encore plus bizarre de réaliser qu’un jour, une personne inconnue prendra sûrement la place que tu occupes encore dans mon cœur. Qu’un jour  (couleur d’orange) quand je penserai à l’amour, le vrai, l’authentique, ce ne sera plus ton joli visage qui et ton sourire à faire craquer (avec ton petit nez retroussé) qui me viendra en tête. 

Malgré tout l’amour que j’éprouve encore pour toi, malgré tout, je sais que je dois avancer. Que les jours d’été, heureux sur le bord de ta piscine hors terre de banlieue tranquille à ne rien faire d’autre que s’aimer paisiblement, sont pour toujours terminés. Devine quoi? La prochaine, elle habitera Montréal, je m’en fais en point d’honneur! Car une chose est sûr, plus jamais je n’aimerais au point de me déplacer à Varennes plus d’une fois par semaine, ça c’est certain, plus jamais…

 

Am I still mad that you threw up the towel and am I still mad that you give up long before I did?

Of course I am, of course I am… *

*Alanis Morissette, Are you still mad (adaptée)

De façon à vraiment terminer par le début, voici les premières phrases qui ont servies d’introduction au chapitre dont je termine l’épilogue : Ah cette chose appelée la vie. 24 heures après avoir décidé la laisser suivre son cours me voilà en couple. Moi heureux! (14 janvier 2007, 2h10 AM.)

Je fonce? décembre 1, 2008

Posted by narcissisme in Qui sait?.
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Tout s’envole, s’égare et s’éparpille autour de moi. L’envi de sauter dans le vide, dans l’inconnu m’attire un peu plus chaque jour. Même si le retour de balancier pourrait faire très mal, même si je ne sais pas si l’inconnu est prête à mon arrivée, plus convaincu que jamais, je fonce droit vers le précipice espérant ne pas tomber une fois que j’aurai sauté.

 

Après mûres réflexions, je suis prêt à prendre l’échec s’il arrive. Je m’en voudrais trop de rater une pareille chance. Suffit que l’inconnu soit prête à accepter l’instant présent comme à ne pas trop s’en faire et pour le reste, je suis d’attaque pour affronter ce qui se passera. Bien ou mal.

 

Il me reste un dernier détail à régler (et faire abstraction d’une odeur récurrente, si douce, qui pour une raison ou une autre trouve toujours le moyen de venir se loger à des endroits où je ne m’y attendais pas) ensuite, je prends mon élan et me prépare à sauter.

 

Qui sait, peut-être m’envolerais-je plus haut et plus rapidement que je ne le pensais.

De tous bords, tous côtés novembre 29, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!, mélancolie.
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Un florilège de pensées assaille mon esprit, tourbillon continu d’idées défilant sans cesse. Les rencontres fortuites, les lieux divers et les relations qui se tissent autour de mon existence contribuent à mon vague à l’âme des derniers temps.

 

L’envie d’une présence, d’un sourire complice, un éclat de rire partagé, un regard amoureux rempli de tendresse, une main qu’on prend, entrelaçant nos doigts en regardant les flocons de neige danser dans le ciel hivernal, ou, tout simplement l’envie de partager les moments du quotidien.

 

Mais…

 

La peur de se lancer, de s’abandonner corps et âme pour se fracasser en mille morceaux au premier obstacle. Peur de perdre son indépendance tant aimée, d’être captif, enchaîné et soumis aux moindres caprices de l’autre. Peur de perdre la simplicité, la légèreté de l’existence. Peur de se faire si mal, encore une fois.

 

La vie et ses aléas semble toujours trouver le moyen de nous guider vers nos choix, une fois de plus, je vais attendre et faire confiance au chemin que la mienne prendra. Maintenant, il est tard, je suis fatigué et l’inspiration ne me vient plus.

 

So bring on the future, I can handle it!

Pêle-mêle novembre 17, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!.
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C’est le début de la fin de session, le début de la fin de ma vie sociale. Hier j’ai travaillé, aujourd’hui j’ai étudié. Joie…

Voici la citation de la semaine, entendue dans un cours:

Deux gars parlent d’une fille déjà en couple qu’ils aimeraient bien coucher avec.

-Mais un chum c’est comme un meuble, ça se tasse!

Bon, quel post innutil, je sais…

Un tout-petit trop grand chandail novembre 12, 2008

Posted by narcissisme in Qui sait?.
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Vêtue d’un moins que rien, un tout-petit trop grand chandail m’appartenant, ses jambes nues révélées, à la recherche d’un livre posé comme par hasard sur la plus haute tablette de ma bibliothèque. Sur la pointe des pieds, le tout-petit trop grand chandail devient soudainement un tout-petit trop court trop grand chandail.

Mes yeux la scrutent malgré moi. Le réalisant, elle me regarde et me souris. Mes défenses flanchent. Tu attrapes le livre et me le déposes dans les mains. Tu veux que je te lise un poème. J’ouvre paroles et en choisit un au hasard. Tu te rapproches et moi, je m’apprête à t’embrasser. Une enivrante tension, celle du premier baiser, flotte dans l’air de la chambre. Il est trop tard pour reculer

Et…

Mon portable se met a vibrer de façon compulsive. J’essaie de l’ignorer, sans succès. L’interlocuteur semble décidé à ne pas le laisser en paix. L’écran grafigné me signale qu’un nombre impressionnant de messages textes m’attendent. J’ouvre le premier, venant de la meilleure amie de la donzelle.

-Make her sleep on the couch!!! I swear!!! She’s special, maybe crazy, lol take your time with her please!!!

Je me retourne vers l’ondine, le moment a passé… Je m’endors à ses côtés en restant bien sage. Une prochaine fois peut-être.

 

Vapeurs alcooliques octobre 17, 2008

Posted by narcissisme in Qui sait?.
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Ce soir je suis saoul, ce soir je suis heureux. Ce soir, j’ai trouvé la variable manquante pour VRAIMENT tourner la page. Ce soir, une fille m’a demandé de baiser avec elle. Ce soir, je sais que je n’ai pas un sort qui m’empêche toute action à cause de la précédante.  

 

Ce soir, je vais mieux que jamais! Ce soir, j’ai trouvé une fille qui ne veut que baiser et laisser ma tête tranquille!

La fin de l’immobilisme octobre 7, 2008

Posted by narcissisme in Oh yeah!.
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Une étrange impression (certitude?) plane au dessus de ma tête. Je sens que quelque chose est sur le point de se produire. Je sens que l’immobilisme qui assaille ma vie depuis mon retour est sur le point de se dissiper. Je ne sais pas quelle direction ma vie prendra, mais je sens qu’elle ira quelque part.

 

Il y a quelques jours, j’ai définitivement clos un trop grand chapitre de ma vie. J’y ai mis le point final et j’ai tourné la page, pour de vrai cette fois. J’ai arrêté de m’accrocher à l’illusion qu’il m’était possible de réparer le passé. De tout gommer et réécrire. La vie est peut-être un grand livre en cours d’écriture, mais les pages qui s’y trouvent déjà ne peuvent être changées.

 

Je ne possède plus aucune certitude et c’est tant mieux. J’ai envie de me laisser porter par la vie et ses rencontres. Je jette les armes, on ne peut battre sa propre existence.

Hier, en sortant, la lumière automnale a ébloui mes yeux, j’ai pris une grande respiration et j’ai réalisé qu’aucune pensée noire n’hantait ma tête. Ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. 

 

iTunes étant possédé, il me balance à l’instant la chanson Thrill de Caïman Fu :

L’envie de tout risquer
Une sensation fébrile
Un pétillement curieux
Une explosion subtile
Un mouvement nerveux
L’envie de tout risquerL’envie de nouveauté
De se laisser séduire
Oublier ce qu’on craint
La peur de tout détruire
Prendre un autre chemin
L’envie de nouveauté

Sous tes pieds tout s’effondre
et tu voles
C’est pas sérieux
Sous tes pieds tout s’effondre
et c’est tant mieux

L’envie de se tester
Perdre ses références
De se déboussoler
Tout seul et sans défense
Que glisser, pas tomber
L’envie de se tester

Sous tes pieds tout s’effondre
et tu voles
C’est pas sérieux
Sous tes pieds tout s’effondre
et c’est tant mieux

L’envie de tout risquer
L’envie de nouveauté
L’envie de se tester
L’envie de tout reconsidérer
L’envie de tout changer

Sous tes pieds tout s’effondre
et tu voles
C’est pas sérieux
Sous tes pieds tout s’effondre…

 

 

Qui recommence, qui recommence, qui recommence… septembre 23, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!.
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Tout défile, tout bouge autour de moi. Les gens passent, la vie se défoule, tout change. Moi, je suis au milieu, immobile, incapable de bouger, incapable de suivre le fil. Je cours après quelque chose qui n’existe plus. Je cherche quelque chose qui n’est pas encore.

 

Le seul temps où j’ai l’impression de contrôler ma vie c’est au moment où je cours, littéralement. Sur le tapis, avec mes écouteurs qui jouent de la musique trop forte, je cours, je suis le seul. Tout autour de moi reste immobile, mais moi, je cours.

 

Finalement, je reprends le dessus, je me concentre sur mon souffle, je me concentre sur la rage qui m’habite, qui me ronge un peu plus à chaque seconde et je cours encore plus vite, pour oublier. Oublier les moments perdus, oublier la confiance que j’aurai de la difficulté à redonner à quelqu’un d’autre un jour, oublier comment j’ai eu mal, oublier comment je t’en ai voulu, oublier comment tu m’as trompé, oublier comment tu m’as détruit pour te permettre de ne pas sombrer, oublier que tu m’as menti, que tu me mens toujours. Ça fonctionne, j’oublie, jusqu’à ce que le conteur indique 5… 4… 3… 2… 1… 0… Beep… le tapis s’arrête, moi aussi. À ce moment, c’est le monde qui recommence, qui recommence, qui recommence. À ce moment, c’est mes attentes, mes peines, mes angoisses, mon incapacité à prendre le dessus qui recommence, qui recommence, qui recommencent.

 

Mon plan de vie a éclaté, je dois tout recommencer à neuf, repartir de zéro. Dans 5… 4… 3… 2… 1… 0… je prends une grande respiration, j’expire et je me relève. J’ai une vie à remettre sur pied.

 

 

Tranche de vie septembre 22, 2008

Posted by narcissisme in Avec respect je vous emmerde!.
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Un lundi après-midi quelconque dans un cours de sociologie quelconque :

 

Monsieur, dans votre perspective trouvez-vous que la sociologie va contre la nature humaine?

 

 Le gars à côté de moi a remarqué mes très subtils yeux au ciel et me dit :

 

Putain qu’il y a des gens qui posent des questions stupides des fois dans les classes.

 

Moi qui réponds du ton le plus sérieux au monde :

 

— Je suis bien d’accord. Tu sais, j’ai une solution pour éviter les questions stupides. Chaque classe devrait avoir un garde armé dans le coin et dès qu’un élève pose une question, le garde le met en joue. Ensuite, la classe vote sur la pertinence de la question. Si la classe juge la question pertinente, l’élève peut la poser, sinon, il se fait descendre. Comme c’est toujours les mêmes qui posent les questions intelligentes et les mêmes qui posent les questions stupides, très rapidement le problème serait réglé.

 

C’est à ce moment que je réalise que les quelques personnes autour de moi me dévisagent comme un si j’étais d’une autre planète…

 

… définitivement, ce n’est pas tout le monde qui est prêt à comprendre le sarcasme de mon humour et d’ici la fin de la session je suis mieux de fermer ma gueule si je ne veux pas passer pour une abomination de la nature. Dommage.

Tout y passe… septembre 22, 2008

Posted by narcissisme in C'est la vie!.
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Ça y est, ma vie est littéralement en train de foutre le camp. J’essaie de rester positif, de me dire que ce n’est rien de plus que la transition de l’automne, mais tout déboule trop vite. Trop de devoirs, trop de travail, pas assez de sexe, mon meilleur ami qui part en France jusqu’en décembre, elle qui revient de là juste le 10 octobre et une amie fraîchement retrouvée qui s’exile en Gaspésie pour un an.

 

Moi dans tout ça? Moi je reste ici, je fais du surplace. Je cours dans tous les sens, je m’éparpille, mais je ne vais nulle part. Il cogne fort l’automne cette année.

 

Je sais, je me réhabitue, je réapprends. Tranquillement, je reconstruis les fondations de ma vie à venir. C’est un travail long, parfois douloureux, mais nécessaire.

 

Bien des choses semblent se préparer dans un futur pas si lointain alors, tout vient à point à qui sait attendre.